21 févr. 2010

Lectures du moment

Quoi de neuf depuis tout ce temps ? Niveau lecture, depuis Noël je me suis plongé dans les enquêtes de Victor Legris, un libraire qui se fait détective à ses heures dans le Paris de la fin du XIXème siècle. J'ai vraiment été entraîné par les enquêtes de ce personnage et j'ai dévoré les 4 premiers livres de cette série des grands détectives chez 10/18. Je vous conseille ces livres, c'est facile et rapide à lire et ça détend. On retrouve certaines personnages politiques et artistiques de l'époque. Le récit alterne entre l'intrigue policière et la vie privée du personnage. Pour plus de détails, voici un descriptif plus précis des différents tomes ici. Je dois me remettre au 5ème tome, Le léopard des batignolles, que j'avais commencé mais abandonné à cause du boulot.

Au niveau bd, j'ai lu la suite de L'ordre des dragons, les deux autres tomes. J'ai bien aimé même si j'aurais aimé avoir plus d'explications sur les mystères ésotériques évoqués dans le premier opus. Tout se résout à la fin mais les bons et les méchants restent décrits évasivement.

J'ai lu aussi Pirates, un volume de Philippe Bonifay et Jacques Terpant qui comprend l'intégrale d'une série de 5 tomes en petit format et qui n'était pas très cher (16 euros). Synopsis : Augustin Ambroise d’Aubert, médecin de Louis XIV en disgrâce, et John Woodlof, lieutenant de basse extraction sur un navire royal anglais, se rencontrent sur la mer des Antilles et vont être entraînés dans l’univers de la piraterie. De beaux dessins et une histoire de pirates qui nous entraîne dans des aventures sympathiques.

Sinon mon copain se passionne pour les mangas donc plusieurs séries m'attendent sur nos étagères : Monster, Vagabond, Ikigami préavis de mort, Dossier A. A voir quand j'aurais plus de temps...

Côté série, je suis dans Twin Peaks de David Lynch. C'est assez long mais intéressant. J'adore Kyle MacLachlan qui joue l'agent du FBI Dale Cooper. Il est très bien en enquêteur maniaque, un peu porté sur le paranormal et subjugué par la campagne et les doonuts. C'est une atmosphère glauque mais sympa. Je suis au milieu de la saison 2. Après, peut-être après l'écrit, j'espère attaquer Dexter saison 4.

14 janv. 2010

Exit le concours blanc

Fin du concours blanc : petit bilan. C'est toujours aussi problématique de rendre un devoir en quatre heures. On peut dire que j'ai raté les deux premières épreuves. J'ai recopié à l'arrache la fin du thème grec et ce fut encore pire pour la version latine de Suétone. Suétone m'avait déjà posé des problèmes lors de la version du Capes. C'est tout mignon à lire comme ça La Vie des douze Césars mais à traduire, c'est plus difficile. Je me dis que je devrais lire La Vie des douze Césars au cas où on aurait un texte de Suétone à l'agrégation mais j'espère que les probabilités sont faibles vu qu'il est tombé l'an dernier au Capes. Mais heureusement ensuite le thème latin et la version grecque se sont mieux passés. J'ai fini dans les temps. Il me semble avoir un peu compris la version grecque : c'était intéressant, un extrait de Prométhée enchaîné d'Eschyle. Quand on connaît un peu sa mythologie, on arrive à s'en sortir et je trouve qu'en poésie les constructions sont plus faciles, les phrases sont moins longues. Enfin je me fais sûrement des idées, ça se trouve j'aurai une mauvaise note.

Sinon j'ai toujours autant de mal sur les dissertations sur auteur. Je suis habituée aux dissertations générales donc je trouve ça plus facile. On a toujours une série d'exemples à ressortir. Je trouve ça plus difficile d'utiliser ses connaissances sur le texte dans une dissertation sur auteur. Enfin je vais essayer de progresser et de ne pas me décourager. Mais c'est la dernière ligne droite, le concours approche.

11 janv. 2010

Vingt-quatre heures de la vie d'une femme

Une petite nouvelle de Stefan Sweig. L'histoire : le narrateur se trouve dans une pension de famille "comme il faut" sur la Rivieira au début du siècle. Mme Henriette, la femme d'un des clients, s'est enfui avec un jeune homme qui n'avait passé là qu'une journée. S'ensuit un débat entre les clients sur la culpabilité et l'immoralité de Mme Henriette, la majorité la condamnant. Seul le narrateur prend sa défense et tente de la comprendre avec le soutien inattendue d'une vieille dame anglaise qui, très touchée par cette aventure, va lui raconter son histoire.

Le narrateur donc laisse la parole à la vieille dame qui prend le parti de lui dire toute la vérité. Mrs C. avait alors quarante deux ans et était veuve. Elle décide de se rendre à Monte Carlo et fréquente les casinos. Elle aime y examiner les mains des joueurs comme le lui avait appris son mari. Ces gestes qu’elle observe lui permettent de comprendre leur personnalité sans même avoir à regarder leur visage. Un jour, elle est fascinée par des mains magnifiques et découvre un beau jeune homme d’environ vingt quatre ans. Il semble totalement anéanti car il vient de perdre tout son argent. Mrs C. pense qu'il va se suicider. Elle décide alors de l’aider et se prend d’affection pour ce jeune homme dévoré par la passion du jeu et voué à l’autodestruction. Pour la première fois depuis la mort de son mari, elle éprouve à nouveau des sentiments. Mais malgré toute sa bonne volonté, Mrs C. ne parvient pas à sauver ce jeune homme ni à le détourner de sa passion pour le jeu alors qu'elle était prête à tout quitter pour lui. Cet épisode de sa vie n'a duré que vingt quatre heures. Et même si cette passion foudroyante n’a pas eu l’issue heureuse qu’espérait Mrs C., elle n’en demeure pas moins un moment décisif de son existence.

Une petite nouvelle facile, rapide à lire. Le récit de Mrs C. forme un tout très fluide. Difficile d'apprécier vraiment le côté littéraire vu que c'est traduit de l'allemand mais la traduction est agréable à lire. Le décor de la pension de famille est vite dressée. L'auteur embraie ensuite sur le récit de Mrs C. qui entraîne totalement le lecteur dans les doutes et les espérances de Mrs C. face à ce jeune homme qu'elle pense pouvoir sauver. J'ai trouvé que la scène où Mme C. explique comment elle examine les mains des joueurs et déchiffre leurs mouvements était très réussie ainsi que la description des passions, celle qui naît dans Mrs C. sans qu'elle en soit tout de suite consciente, et celle du jeune homme pour le jeu qui le dévore entièrement. Mais le lecteur a une longueur d'avance sur les personnages : on devine avant Mrs C. que son entreprise est vouée à l'échec et que son espérance de changer le jeune homme est illusoire. Le lecteur peut se douter que le jeune homme va retourner au casino pour flamber l'argent que lui a donné Mrs C. pour prendre le train et rentrer chez lui. A la fois on admire la volonté de Mrs C. de secourir le jeune homme mais on la prend en pitié. Ce récit nous décrit donc une journée qui a été décisive pour Mrs C. et qui l'a hantée toute sa vie : elle découvre qu'elle peut à nouveau aimer et croit en son pouvoir salvateur mais connaît aussi la désillusion et la déception, souffrance qui l'a marquée et lui permet de comprendre la décision d'Henriette.

Apparemment, il y a eu une adaptation avec Agnès Jaoui, ce serait sympa de la voir.

Keltos et L'ordre des dragons

Suite de mes lectures bd (l'avantage des bd c'est que ça se lit vite).

  • Keltos, Le Corbeau des batailles, tome 1, de Pécau, Kordey et O'Grady aux éditions Delcourt
Résumé : comme le scénario de ce tome est un peu confus vu que ce n'est que le début de l'aventure, je pique le résumé ici : Aux abords de la mer méditerranée, près de Massalia, en 280 avant J.C., un mystérieux guerrier se dirige vers le couchant. Faisant route pour Ker Ys, capitale des Abrincates, le prince Ursus vient avertir le roi Mordred, son frère, que des envahisseurs, les cimbres, se dirigent vers la ville. Mais il se heurte à l’incrédulité de son souverain. Mordred accepte cependant de consulter les oracles en procédant à un sacrifice. Ursus se rend au sanctuaire et découvre avec stupeur que c’est son porte lance, Yber, qui a été désigné comme victime du sacrifice. Après avoir lui avoir tranché la gorge, l’oracle observe le sang d’Yber et prédit que le danger ne viendra pas du couchant mais du levant ! Le soir venu, Ursus trouve un peu de réconfort auprès de Morgan, sa sœur, qui lui confie avoir eu des visions dans lesquelles elle voyait son frère fuir vers le levant afin de fonder un nouveau royaume, mais d’échouer avant d’y réussir. Le lendemain, le mystérieux guerrier arrive à la capitale, en ayant au préalable tué le champion de la forêt. Dès son arrivée, des craintes se font sentir car il vient du côté du levant…

Avis
: j'ai bien aimé cette bd car j'aime bien les bd historiques. Le dessin est agréable. L'histoire est intéressante mais au vu du résumé sur le quatrième de couverture (En 279 avant notre ère, 50000 Celtes traversent la Grèce, écrasent une armée grecque aux Thermopyles et mettent le siège devant Delphes, la ville sacrée, le nombril du monde. D'où venaient-ils ? Qui les commandaient ? Pour quelle raison avaient-ils choisi d'entamer cette expédition contre les descendants d'Alexandre le Grand? C'est cette histoire que nous allons vous raconter.), il est un peu difficile de faire le rapport entre la bataille annoncée et ce tome. Il faut bien sûr comprendre qu'on assiste ici à la naissance de l'armée galate qui va assiéger Delphes, ce sont les origines. Ce tome est un mélange d'histoire et de fantaisie. Batailles et magie s'y côtoient. Le personnage de Bran Maeg, le guerrier mystérieux qui est en fait un carthaginois, semble le fil directeur du récit. C'est un personnage assez intriguant. Il est poursuivi par des bienveillantes, c'est-à-dire des femmes guerrières équivalentes des furies grecques, et on ne sait pas encore quelle place il va prendre dans l'histoire au côté d'Ursus destiné à fonder un nouveau royaume. A la fin du tome, réfugiés dans le sanctuaire d'une ancienne déesse pour échapper aux hommes de Mordred, Bran Maeg, Ursus et sa soeur et le magicien Erwin sont les seuls survivants d'une bataille contre les Cimbres et "maintenant tout commence" d'après Ursus"...
  • L'ordre des dragons, La lance, tome 2, de Istin, Rodier et Jacquemoire aux éditions soleil.

Résumé (ici) : Deux explorateurs, Harrison et Ernst, font une découverte : ce qu'on nous enseigne dans les livres sur les origines du monde est erroné. Plus tard, à Berlin, en mai 1933, alors que la propagande anti-juifs d'Hitler bat son plein, un ethnologue réputé, Élie Strauss, est abattu en plein jour de plusieurs balles. Eva Wilson, qui le connaissait et l'a vu mourir sous ses yeux, est certaine que sa mort cache autre chose qu'un simple crime racial. Elle découvre peu après, qu'il a glissé une enveloppe dans sa boîte aux lettres, sur laquelle est inscrit « Ne faites confiance à personne ! ». Eva se rend alors dans la bibliothèque de l'université de Berlin et s'isole dans une pièce pour ouvrir l'enveloppe à l'abri des regards. Dans cette enveloppe se trouve un mot d'Élie. Il y explique qu’Hitler (dont ils sont tous deux de farouches opposants) n'est que la face visible d'un plus vaste complot. En effet, il travaille de concert avec une organisation plus puissante qui convoite le « grand pouvoir ». Via ce message, il lui demande de continuer son travail car sa vie est en danger depuis qu'il s'est confié imprudemment à une mauvaise personne. Intrigué par ce que cet homme, pour qui elle avait beaucoup de respect, a découvert, Eva décide d'enquêter. Elle s’appuie pour cela sur d’autres éléments laissés par Elie dans l’enveloppe. Ceux-ci semblent liés à l'expédition effectuée trois ans plus tôt par les explorateurs Ernst et Harrison...

Avis : une bd sympa mais qui ne révèle pas encore tous les secrets de l'histoire. On ne sait pas encore en quoi consiste cette organisation secrète contre laquelle luttait l'ethnologue Elie Strauss, ni ce que les scientifiques que l'on voit au début du tome ont trouvé lors de leur expédition. D'après les découvertes d'Eva, tout ça semble lié à une histoire de vampirisme. Elle apprend d'un livre appartenant à son ami qu'une coupe celtique et son contenu peuvent donner l'immortalité. Attaquée à la fin du tome par des membres de cette organisation qui ne semblent pas humains, Eva recourt à la lance du dieu Lug pour se défendre et s'enfuit, persuadée qu'elle d'autres de ces ennemis à affronter. Cette bd mêle donc histoire (contexte historique de Berlin 1933), aventure et ésotérisme (mythologie celtique). Cette bd est pour tous ceux qui aiment le mystère. Elle fait partie de la collection Secrets du Vatican chez Soleil.