Fin du concours blanc : petit bilan. C'est toujours aussi problématique de rendre un devoir en quatre heures. On peut dire que j'ai raté les deux premières épreuves. J'ai recopié à l'arrache la fin du thème grec et ce fut encore pire pour la version latine de Suétone. Suétone m'avait déjà posé des problèmes lors de la version du Capes. C'est tout mignon à lire comme ça La Vie des douze Césars mais à traduire, c'est plus difficile. Je me dis que je devrais lire La Vie des douze Césars au cas où on aurait un texte de Suétone à l'agrégation mais j'espère que les probabilités sont faibles vu qu'il est tombé l'an dernier au Capes. Mais heureusement ensuite le thème latin et la version grecque se sont mieux passés. J'ai fini dans les temps. Il me semble avoir un peu compris la version grecque : c'était intéressant, un extrait de Prométhée enchaîné d'Eschyle. Quand on connaît un peu sa mythologie, on arrive à s'en sortir et je trouve qu'en poésie les constructions sont plus faciles, les phrases sont moins longues. Enfin je me fais sûrement des idées, ça se trouve j'aurai une mauvaise note.

Sinon j'ai toujours autant de mal sur les dissertations sur auteur. Je suis habituée aux dissertations générales donc je trouve ça plus facile. On a toujours une série d'exemples à ressortir. Je trouve ça plus difficile d'utiliser ses connaissances sur le texte dans une dissertation sur auteur. Enfin je vais essayer de progresser et de ne pas me décourager. Mais c'est la dernière ligne droite, le concours approche.

Une petite nouvelle de Stefan Sweig. L'histoire : le narrateur se trouve dans une pension de famille "comme il faut" sur la Rivieira au début du siècle. Mme Henriette, la femme d'un des clients, s'est enfui avec un jeune homme qui n'avait passé là qu'une journée. S'ensuit un débat entre les clients sur la culpabilité et l'immoralité de Mme Henriette, la majorité la condamnant. Seul le narrateur prend sa défense et tente de la comprendre avec le soutien inattendue d'une vieille dame anglaise qui, très touchée par cette aventure, va lui raconter son histoire.

Le narrateur donc laisse la parole à la vieille dame qui prend le parti de lui dire toute la vérité. Mrs C. avait alors quarante deux ans et était veuve. Elle décide de se rendre à Monte Carlo et fréquente les casinos. Elle aime y examiner les mains des joueurs comme le lui avait appris son mari. Ces gestes qu’elle observe lui permettent de comprendre leur personnalité sans même avoir à regarder leur visage. Un jour, elle est fascinée par des mains magnifiques et découvre un beau jeune homme d’environ vingt quatre ans. Il semble totalement anéanti car il vient de perdre tout son argent. Mrs C. pense qu'il va se suicider. Elle décide alors de l’aider et se prend d’affection pour ce jeune homme dévoré par la passion du jeu et voué à l’autodestruction. Pour la première fois depuis la mort de son mari, elle éprouve à nouveau des sentiments. Mais malgré toute sa bonne volonté, Mrs C. ne parvient pas à sauver ce jeune homme ni à le détourner de sa passion pour le jeu alors qu'elle était prête à tout quitter pour lui. Cet épisode de sa vie n'a duré que vingt quatre heures. Et même si cette passion foudroyante n’a pas eu l’issue heureuse qu’espérait Mrs C., elle n’en demeure pas moins un moment décisif de son existence.

Une petite nouvelle facile, rapide à lire. Le récit de Mrs C. forme un tout très fluide. Difficile d'apprécier vraiment le côté littéraire vu que c'est traduit de l'allemand mais la traduction est agréable à lire. Le décor de la pension de famille est vite dressée. L'auteur embraie ensuite sur le récit de Mrs C. qui entraîne totalement le lecteur dans les doutes et les espérances de Mrs C. face à ce jeune homme qu'elle pense pouvoir sauver. J'ai trouvé que la scène où Mme C. explique comment elle examine les mains des joueurs et déchiffre leurs mouvements était très réussie ainsi que la description des passions, celle qui naît dans Mrs C. sans qu'elle en soit tout de suite consciente, et celle du jeune homme pour le jeu qui le dévore entièrement. Mais le lecteur a une longueur d'avance sur les personnages : on devine avant Mrs C. que son entreprise est vouée à l'échec et que son espérance de changer le jeune homme est illusoire. Le lecteur peut se douter que le jeune homme va retourner au casino pour flamber l'argent que lui a donné Mrs C. pour prendre le train et rentrer chez lui. A la fois on admire la volonté de Mrs C. de secourir le jeune homme mais on la prend en pitié. Ce récit nous décrit donc une journée qui a été décisive pour Mrs C. et qui l'a hantée toute sa vie : elle découvre qu'elle peut à nouveau aimer et croit en son pouvoir salvateur mais connaît aussi la désillusion et la déception, souffrance qui l'a marquée et lui permet de comprendre la décision d'Henriette.

Apparemment, il y a eu une adaptation avec Agnès Jaoui, ce serait sympa de la voir.

Suite de mes lectures bd (l'avantage des bd c'est que ça se lit vite).

  • Keltos, Le Corbeau des batailles, tome 1, de Pécau, Kordey et O'Grady aux éditions Delcourt
Résumé : comme le scénario de ce tome est un peu confus vu que ce n'est que le début de l'aventure, je pique le résumé ici : Aux abords de la mer méditerranée, près de Massalia, en 280 avant J.C., un mystérieux guerrier se dirige vers le couchant. Faisant route pour Ker Ys, capitale des Abrincates, le prince Ursus vient avertir le roi Mordred, son frère, que des envahisseurs, les cimbres, se dirigent vers la ville. Mais il se heurte à l’incrédulité de son souverain. Mordred accepte cependant de consulter les oracles en procédant à un sacrifice. Ursus se rend au sanctuaire et découvre avec stupeur que c’est son porte lance, Yber, qui a été désigné comme victime du sacrifice. Après avoir lui avoir tranché la gorge, l’oracle observe le sang d’Yber et prédit que le danger ne viendra pas du couchant mais du levant ! Le soir venu, Ursus trouve un peu de réconfort auprès de Morgan, sa sœur, qui lui confie avoir eu des visions dans lesquelles elle voyait son frère fuir vers le levant afin de fonder un nouveau royaume, mais d’échouer avant d’y réussir. Le lendemain, le mystérieux guerrier arrive à la capitale, en ayant au préalable tué le champion de la forêt. Dès son arrivée, des craintes se font sentir car il vient du côté du levant…

Avis
: j'ai bien aimé cette bd car j'aime bien les bd historiques. Le dessin est agréable. L'histoire est intéressante mais au vu du résumé sur le quatrième de couverture (En 279 avant notre ère, 50000 Celtes traversent la Grèce, écrasent une armée grecque aux Thermopyles et mettent le siège devant Delphes, la ville sacrée, le nombril du monde. D'où venaient-ils ? Qui les commandaient ? Pour quelle raison avaient-ils choisi d'entamer cette expédition contre les descendants d'Alexandre le Grand? C'est cette histoire que nous allons vous raconter.), il est un peu difficile de faire le rapport entre la bataille annoncée et ce tome. Il faut bien sûr comprendre qu'on assiste ici à la naissance de l'armée galate qui va assiéger Delphes, ce sont les origines. Ce tome est un mélange d'histoire et de fantaisie. Batailles et magie s'y côtoient. Le personnage de Bran Maeg, le guerrier mystérieux qui est en fait un carthaginois, semble le fil directeur du récit. C'est un personnage assez intriguant. Il est poursuivi par des bienveillantes, c'est-à-dire des femmes guerrières équivalentes des furies grecques, et on ne sait pas encore quelle place il va prendre dans l'histoire au côté d'Ursus destiné à fonder un nouveau royaume. A la fin du tome, réfugiés dans le sanctuaire d'une ancienne déesse pour échapper aux hommes de Mordred, Bran Maeg, Ursus et sa soeur et le magicien Erwin sont les seuls survivants d'une bataille contre les Cimbres et "maintenant tout commence" d'après Ursus"...
  • L'ordre des dragons, La lance, tome 2, de Istin, Rodier et Jacquemoire aux éditions soleil.

Résumé (ici) : Deux explorateurs, Harrison et Ernst, font une découverte : ce qu'on nous enseigne dans les livres sur les origines du monde est erroné. Plus tard, à Berlin, en mai 1933, alors que la propagande anti-juifs d'Hitler bat son plein, un ethnologue réputé, Élie Strauss, est abattu en plein jour de plusieurs balles. Eva Wilson, qui le connaissait et l'a vu mourir sous ses yeux, est certaine que sa mort cache autre chose qu'un simple crime racial. Elle découvre peu après, qu'il a glissé une enveloppe dans sa boîte aux lettres, sur laquelle est inscrit « Ne faites confiance à personne ! ». Eva se rend alors dans la bibliothèque de l'université de Berlin et s'isole dans une pièce pour ouvrir l'enveloppe à l'abri des regards. Dans cette enveloppe se trouve un mot d'Élie. Il y explique qu’Hitler (dont ils sont tous deux de farouches opposants) n'est que la face visible d'un plus vaste complot. En effet, il travaille de concert avec une organisation plus puissante qui convoite le « grand pouvoir ». Via ce message, il lui demande de continuer son travail car sa vie est en danger depuis qu'il s'est confié imprudemment à une mauvaise personne. Intrigué par ce que cet homme, pour qui elle avait beaucoup de respect, a découvert, Eva décide d'enquêter. Elle s’appuie pour cela sur d’autres éléments laissés par Elie dans l’enveloppe. Ceux-ci semblent liés à l'expédition effectuée trois ans plus tôt par les explorateurs Ernst et Harrison...

Avis : une bd sympa mais qui ne révèle pas encore tous les secrets de l'histoire. On ne sait pas encore en quoi consiste cette organisation secrète contre laquelle luttait l'ethnologue Elie Strauss, ni ce que les scientifiques que l'on voit au début du tome ont trouvé lors de leur expédition. D'après les découvertes d'Eva, tout ça semble lié à une histoire de vampirisme. Elle apprend d'un livre appartenant à son ami qu'une coupe celtique et son contenu peuvent donner l'immortalité. Attaquée à la fin du tome par des membres de cette organisation qui ne semblent pas humains, Eva recourt à la lance du dieu Lug pour se défendre et s'enfuit, persuadée qu'elle d'autres de ces ennemis à affronter. Cette bd mêle donc histoire (contexte historique de Berlin 1933), aventure et ésotérisme (mythologie celtique). Cette bd est pour tous ceux qui aiment le mystère. Elle fait partie de la collection Secrets du Vatican chez Soleil.

Petite chronique série sur la saison 2 de The Tudors. Le coffret des deux premières saisons a éclairé mes journées d'hiver. Cette série est un bon moyen d'en connaître un peu plus sur l'histoire d'Angleterre, voire même pour moi de s'y interesser ! A la fin de la saison 1, le cardinal Wolsey (l'excellent Sam Neill, cette robe de cardinal et ce personnage lui vont si bien), qui a été déchu, monte un complot avec la reine Catherine d'Aragon. Son projet découvert, il est emprisonné et finit par se suicider. Henri VIII n'obtient toujours pas satisfaction pour son divorce et est impatient d'épouser Anne Boleyn qui l'a initié aux idées nouvelles.

Le début de cette nouvelle saison est mené tambour battant. Henri VIII se fait nommer chef suprême de l'Eglise et du Clergé d'Angleterre et nomme son aumônier personnel un ecclésiastique obscur, Thomas Cranmer, que lui a présenté Cromwell et qui est favorable à la Réforme. Charles Brandon quant à lui commence à retourner sa veste, il prend conscience du sort réservé à la reine Catherine d'Aragon et passe dans son camp. Pendant ce temps au Vatican, le Pape Paul III (le machiavélique Peter O'Toole) se demande concrètement pourquoi personne n'a songé à éliminer Anne Boleyn pour résoudre le problème. L'ambassadeur de Charles Quint à la cour d'Angleterre s'emploie donc à cette tâche...Une ambiance noire règne, sur fond d'assassinat et d'empoisonnement. Le père d'Anne Boleyn tente d'ailleurs d'empoisonner le Cardinal Fisher qui combat en faveur de Catherine d'Aragon et fait obstacle au divorce.

Henri emmène Anne Boleyn en France mais la femme de François 1er refuse de la recevoir. Elle doit se contenter de voir François 1er qui en tête-à-tête l'avertit qu'elle s'aventure sur un chemin dangereux en devenant reine. Un meurtrier masqué envoyé par l'ambassadeur espagnol tente d'assassiner Anne Boleyn à la cour de France mais échoue. Henri VIII et Anne consomme alors entièrement leur relation (le roi a le droit de jouir cette fois) et la fameuse phrase leitmotiv est lâchée ("Now, my love, let me conceive, and you will have a son!", le terme conceive est primordial). Henri nomme Thomas Cranmer, son aumônier, archevêque de Canterbury. Il donne à Anne le titre de marquise de Pembroke et l'épouse en secret sans attendre l'annulation de son mariage par le pape (ils ont consommés donc c'est mieux de se marier). Anne tombe enceinte et est couronné à Londres. Mais déception, c'est une fille, Elisabeth (la future Elisabeth Ière qui a ouvert la période élisabethaine). La distance s'installe entre le roi (déçu) et Anne Boleyn. Anne Boleyn est bien seule dans le grand lit royal. Henri va voir ailleurs.

Henri veut que les enfants d'Anne Boleyn soient les seuls à pouvoir prétendre au trône et ordonne que tous ses sujets, sous peine de mort, prêtent un serment reconnaissant son mariage avec Anne et sa suprématie dans tous les sujets (donc en matière religieuse). Thomas More, qui a démissionné de son poste de chancelier et a été remplacé par Cromwell, refuse de prêter serment ainsi que le cardinal Fisher. Ils sont emprisonnés dans la tour de Londres et refusent obstinément de prêter allégeance. Je ne connaissais pas du tout la vie de Thomas More : je ne savait pas qu'il était un catholique fervent et intransigeant et qu'il avait même brûlé des hérétiques ! Il était vraiment fanatique.

Henri multiplie les aventures même si Anne essaie de le contrôler en lui choisissant ses maîtresses. Elle est de plus en plus jalouse et paranoïaque d'autant qu'elle fait une fausse couche. Henri VIII est excommunié par le Pape et Cromwell s'occupe de la Réforme, la propageant et faisant fermer nombre d'institutions religieuses pour récupérer leurs biens au profit du roi. Anne fait des cauchemars (elle rêve de sa fin tragique) et se sent menacée par l'ancienne reine exilée, Catherine d'Aragon, et sa fille devenue illégitime, Marie (qui deviendra Marie Tudor).

Henri qui folâtre maintenant avec des prostituées rencontre Jane Seymour en rendant visite au père de celle-ci. Il la fait entrer à la cour comme dame d'honneur de la reine. Anne l'accueille avec froideur mais garde espoir car elle attend de nouveau un enfant (elle a réussi à attirer une dernière fois Henri dans son lit). Mais elle surprend le roi en train de courtiser Jane Seymour et suite au choc fait une fausse couche. Les Seymour sont de plus en plus en faveur à la cour tandis que le crédit d'Anne Boleyn diminue. Henri la rend responsable de la mort de Thomas More et songe à prendre une nouvelle femme suite à l'incapacité d'Anne Boleyn de lui donner une fils(comme Catherine, Anne était une erreur). Charles Brandon (qui attendait son heure pour faire éjecter Anne Boleyn qu'il déteste) émet la possibilité qu'Anne soit adultère. Il n'en faut pas plus à Henri VIII pour confier une enquête à Cromwell qui a intérêt à voir la reine tomber. En effet, elle se mêle de politique et critique sa façon de mener la Réforme, proposant que les biens pris aux institutions catholiques soit utilisés pour le peuple et non reversés dans les caisses du roi.

Les prétendus amants de la reine sont arrêtés, torturés et décapités une fois qu'ils ont reconnu leur crime, notamment Mark Smeaton, musicien de la cour, et le frère d'Anne Boleyn (accusation d'inceste). Les exécutions s'enchaînent sur le billot sanguinolant. La reine Anne et son père sont emprisonnés à la tour de Londres. Son père est libéré et conserve son comté. Il n'a pas une larme pour son fils ou sa fille (arriviste). L'éxécution de la reine est retardée : le bourreau de Calais qui doit la décapiter à l'épée (sort plus doux) est en retard. Une fois Anne Boleyn décapitée, le roi se sent renaître et demande Jane Seymour en mariage. Son mariage avec Anne est annulé par l'archevêque Cranmer (raison invoquée : le roi a couché avec la soeur d'Anne) et Elisabeth devient une enfant illégitime.


Avis sur cette saison (remarques pêle-mêle) : aussi passonnante que la première mais peut-être pas aussi intense. Le cardinal Wolsey, ses agressions contre les autres ecclésiastiques et ses machinations, manquent ! Henri VIII garde toujours ses tenues aussi (comment dire) originales et change un peu de coiffure : il est plus chevelu et barbu. Il s'avère toujours aussi spécial : roi fougeux, capricieux, il rejette les fautes sur certaines personne comme ça l'arrange et veut modeler la réalité suivant son bon vouloir. Il devient de plus en plus violent comme en témoignent ses coups de sang envers Catherine d'Aragon. Cependant, il est par moment émouvant quand il regrette la mort de son fidèle ami Thomas More puis celle de Catherine. Mais la clôture de la saison est troublante : durant tout le dernier épisode, Henri VIII admire des cygnes (croit-on) dans son jardin. En fait le cygne va finir dans son assiette lors du banquet final et la saison se termine sur Henri VIII mangeant goulument le cygne (Henry eats the Swan). Signe sans doute de ses emportements à venir et peut-être de son obésité...

Au niveau des autres personnages, j'aime toujours autant Charles Brandon (il faut dire que l'acteur est très beau) mais il est un peu moins marrant cette saison du fait de son mariage sérieux : il ne faute qu'une fois (!) et prend le parti de la reine, lui qui était libertin au départ. Enfin, il faut quand même avouer que dans cette saison, les scènes de sexe sont moins nombreuses voire moins crues (il m'a semblé). Cromwell de son côté devient de plus en plus puissant dans cette saison, il arrive à ses fins et Henri VIII se repose aveuglément sur lui. Il est l'éminence grise du pouvoir qui peut fait déchoir à tout moment quiconque s'oppose à lui. Son vrai but se révèle : il veut détruire l'Eglise. Anne Boleyn quant à elle devient de plus en plus paranoïaque, voire un peu folle à la fin. Malgré tout, je trouve ce personnage attachant. J'ai versé ma petite larme quand elle disparaît. Par contre, je n'ai pas aimé du tout l'entrée de Jane Seymour. En effet, il suffit d'un regard pour que le roi l'apprécie, c'est un peu court, et son personnage est fade. Elle est beaucoup moins entreprenante et mystérieuse qu'Anne Boleyn. On a l'impression qu'elle veut devenir reine mais ne fait rien pour. Elle est amoureuse du roi mais contient ses sentiments. Elle attend tranquillement qu'Anne chute sans rien faire pour précipiter sa fin. Elle est tapie dans l'ombre. Enfin, elle ne me plaît pas. Elle est trop passive et transparente. Anne Boleyn était nettement plus interessante. Le personnage de Marie, la fille de Catherine, ne m'inspire pas non plus. Elle est une catholique fervente et s'attache à défendre sa mère. Elle est trop rigide et ne veut pas faire de compromis. Enfin Peter O'Tolle compense un peu la perte de Sam Neill. Il est parfait en Pape machiavélique (voire diabolique) qui s'y connaît en machinations et stratagèmes : il propose de se débarasser d'Anne Boleyn, impose à François 1er (qui n'était pas venu le voir pour ça) d'attaquer l'Angleterre. A noter la disparition dans cette saison du musicien-chanteur Thomas Tallis et l'apparition du violoniste Mark Smeaton. Le poète Thomas Wyatt, qui était l'amant de jeunesse d'Anne Boleyn, échappe à la décapitation à la fin de la saison, sans doute car il est protégé par Cromwell.

Intrigues politiques et amoureuses sont donc encore au rendez-vous pour cette saison. J'attends avec impatience la prochaine où Cromwell devrait à son tour connaître la chute. Le pouvoir est dangereux, comme sur l'échiquier, personne ne reste longtemps au pouvoir à la cour d'Henri VIII...